Le mouvement de blocage des lycées, parti d’Île-de-France, s’étend désormais à plusieurs régions. Les revendications portent principalement sur le manque d’enseignants, les effectifs dans les classes et la dégradation des conditions d’étude.
Plus de 400 lycées perturbés
Mardi 29 septembre, près de 410 établissements ont été concernés par des actions. Le ministère de l’Éducation nationale recensait 45 blocages complets et 46 tentatives de blocage. La mobilisation se poursuit ce mercredi.
La très grande majorité des rassemblements se déroule sans incident. Plusieurs villes ont néanmoins connu des violences : incendies de poubelles, dégradations, jets de projectiles et affrontements avec les forces de l’ordre. Mardi, 440 personnes ont été interpellées, principalement des mineurs. Les violences ont également fait plusieurs dizaines de blessés. Mardi soir, le ministre de l’Intérieur faisait état de 48 policiers et gendarmes blessés, ainsi que de 31 blessés parmi les élèves et les personnels de l’Éducation nationale. Le ministre de l’Intérieur a également fait état de sept attaques à l’acide chlorhydrique contre les forces de l’ordre.
Deux possibles points de bascule
À ce stade, la mobilisation reste principalement lycéenne. Une participation importante et durable des étudiants pourrait lui donner une tout autre dimension.
Un autre élément doit être surveillé : un blessé grave, ou pire encore un décès, pourrait brutalement modifier la nature du mouvement, son intensité et sa capacité de mobilisation.




