La question mérite d’être posée. Les grenades de désencerclement sont conçues pour permettre à des policiers ou des gendarmes encerclés ou directement pris à partie de créer immédiatement une distance de sécurité.
Le modèle utilisé aujourd’hui, la GENL, provoque une forte détonation et projette 18 éléments en élastomère autour du point d’explosion. Présentée comme moins vulnérante que les générations précédentes, elle reste une arme de force intermédiaire classée en catégorie A2. Son utilisation peut provoquer des blessures graves, notamment lorsque la distance avec les personnes est faible.
Une exception française
La France fait figure d’exception en Europe dans l’utilisation de ce type de munition pour le maintien de l’ordre. C’est précisément ce qui pose question.
Qu’un tel moyen puisse protéger des agents encerclés ou agressés est compréhensible. Son emploi au sein d’une manifestation, où se côtoient personnes violentes, manifestants pacifiques, journalistes ou simples passants, mérite en revanche d’être interrogé.
Le débat n’est donc pas de désarmer les forces de l’ordre. Il est de savoir si chaque arme dont elles disposent est réellement adaptée à la foule qu’elles doivent gérer.





