Quitter un conjoint violent ne signifie pas toujours que le danger disparaît. La rupture peut au contraire constituer un moment de bascule, notamment lorsque l’auteur refuse la séparation et cherche à maintenir son emprise.
22 homicides liés à une séparation non acceptée
En 2024, 138 morts violentes au sein du couple ont été recensées en France, soit 16 % de plus qu’en 2023. Parmi les victimes, 107 étaient des femmes et 31 des hommes.
L’étude nationale du ministère de l’Intérieur identifie la séparation non acceptée dans 22 affaires, soit 16 % des faits. Elle constitue, avec les disputes, l’une des principales causes du passage à l’acte. Dans 21 de ces 22 affaires, l’auteur était un homme.
La rupture peut révéler une violence déjà installée
La séparation n’est évidemment pas la cause de la violence. Elle peut devenir un moment particulièrement dangereux lorsqu’elle intervient dans une relation déjà marquée par les menaces, le contrôle ou les agressions.
En 2024, 47 % des femmes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint avaient déjà subi des violences antérieures. Parmi elles, 74 % les avaient signalées aux forces de sécurité.
Le moment où une victime annonce son départ ou engage réellement une séparation doit donc être considéré avec une vigilance particulière : pour certains auteurs violents, perdre la relation signifie surtout perdre le contrôle.




