Le cannabis reste de très loin le stupéfiant le plus présent dans les affaires enregistrées par les forces de sécurité. Derrière sa consommation se trouve un marché clandestin capable d’alimenter durablement des milliers de points de vente et de faire vivre toute une chaîne criminelle.
Le cannabis domine encore le trafic
En 2024, 52 300 personnes ont été mises en cause pour trafic de stupéfiants en France. Le cannabis était impliqué dans 78 % de ces mises en cause. Pour l’usage, sa domination est encore plus nette : il concernait 92 % des 290 400 personnes mises en cause cette même année.
Les volumes interceptés donnent également une idée de l’importance des flux : 101 tonnes de cannabis ont été saisies en France en 2024.
Un marché qui continue d’alimenter les réseaux
En 2025, la Douane française a encore saisi 67,73 tonnes de cannabis sur le territoire national. Ce chiffre concerne uniquement les saisies douanières et ne représente donc pas l’ensemble des interceptions réalisées en France.
Dans le même temps, les infractions enregistrées pour trafic de stupéfiants, toutes substances confondues, ont progressé de 9 % en 2025.
Le cannabis n’est donc pas simplement un produit consommé à grande échelle. Il alimente une économie clandestine structurée, depuis l’importation et le stockage jusqu’aux points de deal, aux livraisons et au blanchiment des profits.




