Horaires atypiques, confrontation à la violence, pression opérationnelle, difficultés personnelles : policiers et gendarmes peuvent être exposés à une forte usure psychologique. Le ministère de l’Intérieur qualifie lui-même la question du suicide de phénomène « dramatique et éminemment complexe ».
Des dizaines de suicides chaque année
Pour la Police nationale, 27 policiers sont décédés par suicide en 2024. Un document présenté au Sénat en décembre 2025 faisait état d’au moins 16 suicides en 2025. Cette donnée ayant été publiée avant la fin de l’année, elle ne constitue pas nécessairement un bilan définitif.
Pour la Gendarmerie nationale, le dernier bilan officiel consolidé disponible fait état de 26 suicides en 2024, contre 24 en 2023 et 27 en 2022. Aucun chiffre national définitif pour 2025 n’apparaît à ce jour dans les sources institutionnelles consultées.
Détecter la détresse le plus tôt possible
La Police nationale dispose de plus de 120 psychologues cliniciens et a développé un réseau de policiers volontaires formés pour identifier leurs collègues en difficulté. La Gendarmerie comptait, en juin 2025, 57 psychologues cliniciens et avait déjà sensibilisé plus de 22 000 personnels à la crise suicidaire.
Le véritable enjeu est donc d’intervenir avant la rupture. Protéger ceux qui nous protègent passe aussi par la capacité à détecter l’épuisement, l’isolement et la détresse psychologique avant qu’ils ne deviennent irréversibles.




