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Malik Oussekine, le drame qui a signé la fin des voltigeurs

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Dans la nuit du 5 au 6 décembre 1986, Paris est secoué par les manifestations contre le projet de loi Devaquet. Malik Oussekine, 22 ans, est poursuivi rue Monsieur-le-Prince par des policiers du peloton voltigeur motocycliste. Réfugié dans le hall d’un immeuble, il est frappé à plusieurs reprises. Il meurt peu après à l’hôpital Cochin.

Les voltigeurs dans la tourmente

Ces policiers circulent à deux sur des motos tout-terrain. L’un conduit, l’autre intervient, matraque en main. Leur mobilité doit permettre de disperser rapidement les groupes de manifestants. Après la mort de Malik Oussekine, cette unité devient le symbole d’un maintien de l’ordre jugé trop brutal. Les pelotons de voltigeurs sont dissous dans les jours qui suivent.

Un choc politique et judiciaire

L’émotion est considérable. Alain Devaquet démissionne et Jacques Chirac retire son projet de réforme universitaire. En 1990, deux policiers sont condamnés à cinq et deux ans de prison avec sursis pour coups ayant entraîné la mort sans intention de la donner.

Pour le ministère de l’Intérieur, la mort d’un lycéen ou d’un étudiant lors d’une manifestation représente l’un des scénarios les plus redoutés. Celle de Malik Oussekine en 1986 en est devenue le symbole.

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