Mardi 6 octobre, lycéens, étudiants et personnels de l’Éducation nationale sont appelés à manifester partout en France. Après plusieurs jours de tensions et de violences, cette nouvelle journée pourrait devenir un véritable défi de sécurité.
Un mouvement qui a changé de dimension
Parti des lycées, le mouvement s’est rapidement étendu aux universités. Vendredi, plusieurs centaines d’établissements étaient encore fermés ou perturbés. Les revendications portent notamment sur les effectifs, le manque d’enseignants et l’état de certains établissements.
Le problème est désormais ailleurs. Des affrontements avec les forces de l’ordre, des dégradations et des agressions ont accompagné certaines mobilisations. Depuis lundi, environ 5 000 personnes ont été interpellées selon Reuters. Plus de 600 policiers auraient été blessés.
Mardi sous très haute surveillance
Les organisations étudiantes appellent à une journée nationale de manifestations. À Paris, les autorités redoutent notamment que des groupes violents viennent se greffer aux cortèges. Le préfet de police Patrice Faure estime même que les initiateurs du mouvement n’en ont plus totalement le contrôle.
La question de mardi ne sera donc pas seulement celle de la mobilisation. Elle sera de savoir si les lycéens et les étudiants pourront manifester sans voir leur mouvement détourné par ceux qui cherchent avant tout l’affrontement.




