Après une agression, un vol, harcèlement ou une escroquerie, le dépôt de plainte paraît évident. Pourtant, de nombreuses victimes renoncent à signaler les faits aux forces de l’ordre.
La peur, la honte ou le découragement
Certaines personnes craignent des représailles, notamment lorsqu’elles connaissent l’auteur. D’autres redoutent de ne pas être crues, se sentent responsables de ce qui leur est arrivé ou souhaitent simplement oublier l’événement.
Le montant du préjudice peut aussi sembler trop faible pour engager des démarches. Une vitre brisée, un objet volé ou une insulte sont alors considérés comme des faits mineurs. La longueur supposée de la procédure et l’idée que l’auteur ne sera jamais retrouvé renforcent également le découragement.
Des faits qui disparaissent des statistiques
Lorsqu’une victime ne porte pas plainte, l’infraction n’apparaît pas dans les données enregistrées par la police et la gendarmerie. Cette partie invisible de la délinquance est appelée le « chiffre noir ».
Signaler les faits ne garantit pas toujours une arrestation, mais permet d’identifier des répétitions, des lieux sensibles ou des modes opératoires. Chaque plainte contribue ainsi à mieux comprendre la réalité de la délinquance. Renoncer à parler protège parfois l’auteur bien davantage que la victime.




