Un homicide fait immédiatement la une. Une tentative d’homicide, beaucoup moins. Pourtant, sur le plan de la violence, la frontière tient parfois à quelques minutes, à l’intervention des secours ou simplement au hasard.
Une hausse qui se poursuit
Selon le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI), les tentatives d’homicide ont augmenté de 7 % en 2024, puis encore de 4 % en 2025. Dans le même temps, le nombre d’homicides est resté quasiment stable, avec 975 victimes en 2025.
Cette évolution montre qu’une stabilité du nombre de morts ne signifie pas nécessairement une baisse de la violence la plus grave.
Les progrès médicaux changent aussi les statistiques
Lorsqu’une victime est poignardée, touchée par balle ou violemment frappée, l’issue dépend parfois de la rapidité des secours, de la localisation de la blessure ou de la qualité de la prise en charge médicale.
Deux agressions d’une violence comparable peuvent donc être comptabilisées différemment : homicide dans un cas, tentative d’homicide dans l’autre.
Les tentatives d’homicide constituent ainsi un indicateur particulièrement important. Pour mesurer la violence grave, il faut regarder non seulement ceux qui sont morts, mais aussi tous ceux qui auraient pu mourir.




