Le ministère de l’Intérieur a-t-il été à la hauteur des événements du 17 octobre ? La réponse est non.
Les violences, les pillages et les attaques contre les institutions ont révélé les failles d’un dispositif de sécurité manifestement dépassé par l’ampleur des événements.
Des forces de sécurité abandonnées ?
Sur le terrain, policiers et gendarmes ont pourtant tenu et ont fait preuve d’un engagement remarquable.
La question des moyens matériels disponibles mérite également d’être posée.
Un échec du commandement
Ce 17 octobre soulève de graves interrogations sur l’anticipation, le renseignement, le dimensionnement des effectifs et la stratégie nationale de maintien de l’ordre.
Près de 1 000 policiers et gendarmes blessés. Un bilan humain qui est considérable.
Il serait profondément injuste de faire porter aux femmes et aux hommes engagés sur le terrain la responsabilité d’une défaillance qui relève d’abord des décisions prises en amont.
Ce 17 octobre, les forces de sécurité intérieure ont tenu leur rang. Le ministère de l’Intérieur, lui, devra rendre des comptes.




