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Pourquoi l’État peine à anticiper les grandes violences

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Les autorités disposent pourtant de nombreux outils pour détecter les risques de troubles majeurs. Renseignement territorial, remontées des préfectures, suivi des groupes violents, réseaux sociaux, appels à mobilisation. Malgré cela, certains basculements continuent d’être mal anticipés.

Des signaux connus, une ampleur sous-estimée

Lors des Gilets jaunes, le caractère horizontal et mouvant du mouvement a compliqué les prévisions. En 2023, les émeutes se sont propagées très rapidement après la mort de Nahel M., notamment grâce aux réseaux sociaux.

Le 17 octobre 2026 est encore plus révélateur. Le risque de violences, de dégradations et de pillages avait été identifié. En revanche, l’ampleur de la mobilisation a été sous-estimée et le dispositif n’a pas été dimensionné en conséquence.

Le problème n’est donc pas toujours l’absence d’information. Il tient aussi à son interprétation, à l’évaluation de la menace et à la capacité à adapter suffisamment tôt les moyens engagés.

Anticiper ne signifie pas prévoir exactement où, quand et avec quelle intensité les violences éclateront. C’est précisément là que se situe aujourd’hui la principale difficulté.

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