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Alcool, drogues et passages à l’acte violents

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Alcool et stupéfiants n’expliquent évidemment pas à eux seuls la violence. Certaines substances peuvent toutefois modifier profondément le comportement, réduire le contrôle des impulsions et transformer une situation tendue en passage à l’acte.

L’alcool, puissant facteur de désinhibition

Santé publique France rappelle que les intoxications alcooliques aiguës augmentent notamment les risques d’hétéro-agressivité et de violences conjugales. L’alcool altère le jugement, diminue les capacités de contrôle et peut amplifier une agressivité déjà présente.

Une enquête menée en 2024 auprès de 67 000 étudiants apporte un éclairage particulièrement frappant : l’alcool était impliqué dans 50 à 66 % des violences sexuelles étudiées. Ce chiffre concerne un contexte précis et ne peut évidemment pas être généralisé à l’ensemble des violences.

Les stupéfiants ne produisent pas tous les mêmes effets

Les effets dépendent fortement du produit, des doses et de l’individu. L’OFDT indique ainsi que, dans les heures suivant une prise de cocaïne, peuvent apparaître paranoïa, angoisse, agressivité et parfois comportements violents.

Il faut également distinguer la violence provoquée ou favorisée par une consommation de celle directement liée au marché de la drogue. En 2025, les infractions enregistrées pour trafic de stupéfiants ont progressé de 9 % selon le SSMSI.

L’alcool ou la drogue ne transforment pas mécaniquement un individu en agresseur. Ils peuvent en revanche supprimer les derniers freins qui empêchaient un conflit de basculer dans la violence.

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