La DZ Mafia n’est plus seulement associée aux règlements de comptes marseillais. Les investigations récentes montrent une organisation capable de recruter, d’extorquer, de blanchir de l’argent et d’étendre son influence bien au-delà de ses points de deal.
Une organisation qui diversifie ses activités
En 2025, une commission d’enquête du Sénat relève que la DZ Mafia cherche à élargir son emprise à Marseille en pratiquant le racket de boîtes de nuit, de bars et de certains commerces, pouvant aller jusqu’au rachat d’établissements après intimidation de leurs propriétaires.
Son organisation financière apparaît également dans les enquêtes. En septembre 2025, une opération franco-italienne contre un vaste réseau de blanchiment a permis de saisir 55 kg d’or et pour une valeur totale annoncée de 8 millions d’euros et plus de 2,4 millions d’euros en espèces. La Gendarmerie nationale précise que certaines personnes impliquées étaient directement liées à la DZ Mafia marseillaise.
Une « franchise » criminelle ?
Le directeur général de la Gendarmerie nationale évoquait en octobre 2025 des groupes recrutant des jeunes sur Internet pour les affecter à une « franchise, comme la DZ Mafia ». L’expression est révélatrice : le nom peut dépasser le noyau historique et être utilisé par des équipes opérant ailleurs ou recrutées à distance.
La DZ Mafia semble donc cumuler deux dimensions : une organisation criminelle structurée et une marque capable d’étendre son influence au-delà de Marseille.




