Une agression extrêmement grave ne se termine pas toujours par un homicide. Entre le passage à l’acte et le décès éventuel intervient un acteur essentiel : la chaîne de secours, du SAMU jusqu’au bloc opératoire.
Plus de tentatives, mais pas davantage de morts
Selon le SSMSI, 975 personnes ont été victimes d’un homicide en France en 2025, un niveau stable par rapport à 2024. Dans le même temps, les tentatives d’homicide ont progressé de 4 %.
Cette évolution est importante : une stabilité des homicides ne signifie donc pas nécessairement que la violence la plus grave recule. Elle montre surtout qu’il faut observer conjointement homicides et tentatives.
Quelques minutes peuvent changer l’issue
Lorsqu’une victime est poignardée, touchée par balle ou grièvement frappée, la rapidité de l’alerte, l’intervention du SAMU-SMUR (Structure Mobile d’Urgence et de Réanimation), la réanimation préhospitalière puis l’accès à la chirurgie ou aux soins intensifs peuvent modifier radicalement son pronostic. Le système français de médecine d’urgence prévoit précisément la mobilisation du SMUR pour les situations vitales ou graves.
Il faut néanmoins rester prudent : les statistiques du SSMSI ne permettent pas d’attribuer directement l’écart entre homicides et tentatives d’homicide aux progrès médicaux.
Une chose est certaine : les secours peuvent empêcher une agression de devenir mortelle. Ils ne peuvent évidemment pas empêcher qu’elle ait eu lieu.
C’est pourquoi le nombre d’homicides, pris isolément, ne suffit pas à mesurer l’évolution de la violence grave en France.




