Une agression pour un regard, une remarque ou parfois sans raison apparente donne le sentiment d’une violence totalement imprévisible. Pourtant, l’expression « violence gratuite » ne correspond pas à une catégorie statistique officielle. Il est donc impossible d’en dresser un portrait parfaitement isolé.
Des auteurs majoritairement jeunes et masculins
Le meilleur indicateur disponible concerne les violences physiques commises hors du cadre familial. En 2024, le SSMSI a recensé 136 400 personnes mises en cause pour ces faits. 83 % étaient des hommes, 35 % avaient entre 15 et 24 ans et près d’un tiers avaient moins de 20 ans.
Les victimes présentent elles aussi un profil relativement jeune : sur les 205 500 victimes enregistrées en 2024, 69 % étaient des hommes et la moitié avait moins de 30 ans.
Un profil statistique n’est pas un profil individuel
Ces chiffres ne permettent surtout pas d’affirmer qu’un homme jeune serait naturellement plus susceptible de commettre une agression. Ils décrivent une population enregistrée par les forces de sécurité, pas un « portrait-robot » de l’agresseur.
En 2025, les violences physiques hors cadre familial ont progressé de 5 %, selon le dernier bilan du SSMSI.
La violence dite « gratuite » n’a donc pas de profil type. Certains groupes sont davantage représentés dans les statistiques, mais le passage à l’acte reste le résultat d’une combinaison de circonstances, de comportements et de situations individuelles.




