Le chiffre interpelle. Depuis le début du mouvement lycéen, le nombre de gardes à vue dépasse largement celui enregistré lors des émeutes consécutives à la mort de Nahel, en 2023.
Un écart de 77 %
Au 14 octobre, 7 950 personnes ont été placées en garde à vue, dont 85 % de mineurs. Parmi elles, 2 735 font l’objet de poursuites judiciaires, soit 34,4 %. Par ailleurs, 2 225 mesures alternatives aux poursuites ont été décidées.
En comparaison, les émeutes de 2023 avaient entraîné 4 481 gardes à vue, dont 29 % de mineurs.
Des réponses judiciaires différentes
En 2023, 84 % des personnes mises en cause dans les procédures enregistrées par les parquets avaient fait l’objet de poursuites au 31 juillet. Ce taux ne peut toutefois être directement comparé aux 34,4 % de 2026, calculés sur les gardes à vue.
Ces chiffres soulèvent une question sur les pratiques d’interpellation et le recours à la garde à vue dans le cadre de ces manifestations.




