La cocaïne consommée en France arrive très majoritairement par la mer. Dissimulée dans les flux gigantesques du commerce international, elle transforme les grands ports en points stratégiques de la lutte contre le narcotrafic.
Près de 42 tonnes interceptées par voie maritime
Selon l’OFDT, 53,47 tonnes de cocaïne ont été saisies en France en 2024. Le transport maritime représentait à lui seul 78 % des volumes saisis, soit 41,8 tonnes.
Le Havre occupe une place centrale dans cette bataille. En 2024, 13 tonnes de cocaïne y ont été saisies, selon les données communiquées par le ministère de l’Intérieur.
Des cargaisons toujours plus importantes
L’année 2025 a confirmé le changement d’échelle. Début mars, les douaniers ont découvert 9,874 tonnes de cocaïne dans le port de Dunkerque, la plus importante saisie réalisée jusque-là sur le territoire national.
Sur l’ensemble de l’année 2025, la Douane française a intercepté 31,26 tonnes de cocaïne sur le territoire national, soit 49 % de plus qu’en 2024 pour ses propres saisies.
Face à des millions de conteneurs circulant chaque année, l’enjeu consiste à identifier quelques cargaisons dissimulées au milieu d’un commerce parfaitement légal.
Les ports français sont ainsi devenus l’une des premières lignes de défense contre le narcotrafic. Quelques conteneurs peuvent contenir plusieurs tonnes de cocaïne et représenter des dizaines de millions d’euros pour les organisations criminelles.




