Nos voitures sont devenues de véritables ordinateurs roulants. Applications mobiles, mises à jour à distance, GPS, Bluetooth, aides à la conduite ou échange de données multiplient les connexions… et donc les portes d’entrée potentielles. En 2025, la Commission européenne considère d’ailleurs la cybersécurité des véhicules connectés comme un enjeu suffisamment important pour conduire une évaluation spécifique des risques.
De nouvelles portes d’entrée
Une attaque informatique peut viser les données du conducteur, les services connectés ou certains équipements électroniques du véhicule. Plus les voitures communiquent avec leur environnement et avec des serveurs distants, plus leur protection informatique devient essentielle. La Commission européenne impose d’ailleurs des exigences particulières de cybersécurité aux véhicules automatisés.
Depuis juillet 2024, les règles européennes issues du règlement ONU n°155 imposent des exigences de cybersécurité pour les nouveaux véhicules concernés, notamment à travers un système de gestion des risques chez les constructeurs.
Protéger la voiture… et ses données
Le risque ne se limite donc plus au vol physique du véhicule. L’accès à distance, les logiciels embarqués et les données générées par la voiture constituent désormais des enjeux de sécurité à part entière. En mars 2025, la Commission européenne a annoncé vouloir renforcer encore son action face aux risques concernant les véhicules connectés et leurs composants.
Demain, protéger sa voiture ne consistera plus seulement à fermer ses portières. Il faudra aussi sécuriser ses logiciels, ses connexions et ses mises à jour. Le véhicule est devenu connecté ; la criminalité s’adapte, elle aussi.




