Contrôles d’identité, manifestations, refus de plainte ou vidéos diffusées sur les réseaux sociaux alimentent régulièrement l’idée d’une fracture entre forces de l’ordre et population. Les chiffres officiels de 2025 imposent pourtant de nuancer fortement ce constat.
Une satisfaction qui reste majoritaire
Le Baromètre des services publics 2025 montre que 69 % des usagers de la Police nationale se déclarent satisfaits de la qualité du service rendu. Le taux atteint 78 % pour la Gendarmerie nationale. L’enquête a été réalisée auprès de 24 000 usagers entre décembre 2024 et janvier 2025.
La qualité du contact est encore mieux évaluée : 75 % des usagers de la police et 83 % de ceux de la gendarmerie estiment avoir été accueillis avec bienveillance et respect.
La confiance se joue dans chaque interaction
L’écart apparaît davantage sur l’expérience concrète du service. En 2025, 66 % des usagers de la police jugent leurs démarches simples, contre 77 % pour la gendarmerie. Pour les délais de traitement, les taux de satisfaction atteignent respectivement 66 % et 73 %.
Le Défenseur des droits rappelle par ailleurs que les expériences négatives lors d’un contrôle ou d’un dépôt de plainte peuvent durablement détériorer la confiance accordée aux forces de sécurité.
Les données de 2025 ne montrent donc pas un rejet généralisé de la police ou de la gendarmerie. Elles révèlent plutôt une confiance fragile, qui peut se construire ou se perdre à chaque contact avec la population.




