Elles apparaissent vite, changent de composition et sont parfois vendues sous le nom d’une autre drogue. Les nouveaux produits de synthèse constituent un véritable défi pour les autorités sanitaires et les forces de l’ordre. En France, l’OFDT a identifié 40 nouvelles substances entre 2024 et 2025, dont 26 pour la seule année 2025.
Un marché qui change sans cesse
Cannabinoïdes de synthèse, cathinones ou nouveaux opioïdes : les fabricants modifient régulièrement les molécules et certains consommateurs ignorent même la composition réelle du produit acheté. L’Agence de l’Union européenne sur les drogues recensait 1 050 nouvelles substances psychoactives sous surveillance fin 2025, dont 50 signalées pour la première fois cette même année.
En France, l’OFDT observe notamment l’émergence de la NEP, une cathinone parfois vendue à la place de la 3-MMC ou de la 2-MMC.
Des produits parfois extrêmement puissants
Les opioïdes de synthèse inquiètent particulièrement. Les nitazènes, déjà détectés en France, peuvent provoquer des intoxications graves. À l’échelle européenne, certains nouveaux opioïdes peuvent être plusieurs centaines de fois plus puissants que l’héroïne.
Le phénomène prend de l’ampleur : en 2024, les États membres de l’Union européenne ont déclaré 55,1 tonnes de nouvelles substances psychoactives saisies ou importées, contre 41,4 tonnes l’année précédente.
Le danger tient donc autant à la toxicité de ces drogues qu’à leur capacité à évoluer rapidement. Lorsqu’une substance est identifiée, analysée puis réglementée, une autre peut déjà apparaître. Pour les autorités, la course consiste désormais à détecter le produit avant qu’il ne provoque une série d’intoxications.




