Des origines allemandes à l’internationalisation
Les black blocs apparaissent en 1980, en Allemagne de l’Ouest, au sein de la mouvance autonome d’ultragauche. À Berlin-Ouest, des militants vêtus de noir et masqués affrontent la police, notamment lors d’expulsions de squats. Cette pratique prend le nom de Schwarzer Block, « bloc noir ».
Inspirée des mouvements autonomes italiens des années 1970, cette tactique se diffuse progressivement en Europe et en Amérique du Nord.
En 1999, les violences survenues lors du sommet de l’Organisation mondiale du commerce à Seattle lui donnent une visibilité internationale. En 2001, les affrontements du G8 de Gênes marquent une nouvelle étape.
L’apparition des black blocs en France
En France, des black blocs sont signalés dès 2000, lors du sommet européen de Nice. Leur présence devient particulièrement visible à Strasbourg en 2009, puis lors des manifestations contre la loi Travail en 2016 et du 1er Mai 2018.
Le black bloc n’est ni une organisation ni un mouvement structuré. Il s’agit d’une tactique collective, généralement employée par des militants anarchistes, autonomes ou anticapitalistes, pour agir anonymement et généralement pour affronter les forces de l’ordre et/ou commettre des dégradations.




