À la télévision, quelques minutes suffisent souvent pour relever une empreinte, analyser un ADN et identifier un suspect. Dans la réalité, la police scientifique repose sur une chaîne beaucoup plus rigoureuse, où chaque trace doit être prélevée, analysée puis comparée.
Une scène de crime ne livre pas immédiatement ses secrets
Les personnels de police scientifique recherchent, matérialisent et prélèvent les traces et indices susceptibles d’être utiles à l’enquête. Empreintes, traces biologiques, documents ou éléments numériques doivent être recueillis selon des protocoles permettant leur exploitation ultérieure.
Contrairement aux séries, la personne qui intervient sur les lieux n’effectue pas nécessairement toutes les analyses. Les techniciens peuvent travailler en identité judiciaire, en laboratoire, en criminalistique numérique ou dans les services chargés des fichiers biométriques.
La science ne désigne pas toujours un coupable
Une trace ADN ou une empreinte peut permettre d’effectuer un rapprochement ou de contribuer à l’identification d’une personne. Elle doit ensuite être replacée dans le contexte de l’enquête : sa présence ne suffit pas, à elle seule, à raconter les circonstances dans lesquelles elle a été déposée.
La police scientifique ne remplace donc pas l’enquêteur. Elle lui apporte des éléments objectifs qui, confrontés aux auditions, aux constatations et aux autres preuves, participent à la manifestation de la vérité.




