Fixée sur l’uniforme, la caméra-piéton ne sert pas seulement à filmer une intervention. Elle permet de documenter précisément ce qui s’est passé, de prévenir certaines tensions et de fournir, lorsque cela est nécessaire, des éléments de preuve.
Filmer lorsque la situation peut dégénérer
Le Code de la sécurité intérieure autorise policiers et gendarmes à enregistrer leurs interventions lorsqu’un incident se produit ou risque de se produire. L’enregistrement n’est pas permanent. La loi lui assigne notamment trois objectifs : prévenir les incidents, constater les infractions et permettre la poursuite de leurs auteurs grâce à la collecte de preuves.
La Police nationale souligne également que ces caméras peuvent permettre de vérifier la conformité de l’action des policiers et contribuer à éviter l’escalade lors d’une intervention tendue.
Une image qui peut protéger les deux parties
Lorsque la sécurité des policiers, des gendarmes ou des personnes est menacée, les images peuvent également être transmises en temps réel au centre de commandement. Après l’intervention, les enregistrements sont transférés sur un support informatique sécurisé et leur consultation est encadrée.
La caméra-piéton ne remplace donc ni le témoignage ni l’enquête. Elle apporte un élément supplémentaire : une trace audiovisuelle susceptible de confirmer, de compléter ou parfois de contredire les différentes versions d’une intervention.




