Les violences du 17 octobre révèlent deux profils de casseurs, aux motivations différentes, mais dont les actions finissent par se rejoindre.
Les militants de la confrontation
D’abord, les militants radicaux, notamment issus des mouvances anarchistes et de l’ultragauche. Certains utilisent la tactique du Black Bloc pour affronter les forces de l’ordre, détruire des symboles de l’État ou s’attaquer aux banques et autres symboles de l’Etat. Leur violence répond à une logique idéologique et parfois insurrectionnelle. Des proximités politiques existent, sans qu’un pilotage direct par des partis soit établi.
Les casseurs opportunistes
À leurs côtés évoluent des individus aux motivations bien différentes. Peu concernés par les revendications, ils profitent du désordre pour vandaliser des commerces, voler des marchandises et participer aux pillages. L’appât du gain, l’effet de groupe et la recherche d’affrontements alimentent leurs comportements.
Ces deux profils peuvent se mêler, mais leurs objectifs diffèrent. Une réalité essentielle pour comprendre les violences sans confondre casseurs et manifestants pacifiques.




