Une journée moins violente que redouté ne signifie pas que l’alerte était inutile. Le 31 octobre, la conjonction des manifestations et d’Halloween faisait craindre des débordements majeurs. Les cortèges se sont finalement bien déroulés, selon Laurent Nuñez, malgré des violences.
Ce que le calme ne montre pas
Le dispositif annoncé mobilisait 70 000 policiers et gendarmes. Le ministre a également fait état de 40 000 contrôles, dont 15 000 dans l’agglomération parisienne. Derrière le bilan, il y a donc un travail de préparation, de contrôle et de protection.
Impossible, pour autant, de mesurer précisément ce qui aurait eu lieu sans ces moyens. Leur présence a pu peser sur le déroulement des événements, sans tout expliquer.
En sûreté, une alerte décrit un risque, pas une certitude. Lorsque le pire ne survient pas, il faut examiner ce qui a fonctionné, ce qui a échoué et les moyens réellement nécessaires pour la suite.
Le retour d’expérience commence là. Quels choix ont été utiles ? Quelles failles restent à corriger ?




