Insultes, menaces, coups, tirs de mortiers ou véhicules utilisés comme armes : les forces de l’ordre sont régulièrement prises pour cible au cours de leurs interventions. Les données disponibles montrent que cette violence ne relève plus de situations exceptionnelles.
Un niveau record pour la gendarmerie
En 2024, 9 475 agressions physiques ou verbales contre des gendarmes ont été recensées par l’Inspection générale de la gendarmerie nationale, soit le niveau le plus élevé enregistré et une hausse de 55 % depuis 2015. Plus de la moitié des agressions physiques ont été commises avec une arme et près d’un quart avec une arme à feu.
Pour la Police nationale, les données officielles publiées pour 2024 ne permettent pas d’établir un chiffre national directement comparable. Le rapport annuel de l’IGPN confirme néanmoins que les policiers restent confrontés à des situations d’opposition violente et à des risques d’agression dans l’exercice de leurs missions.
Une protection pénale renforcée
La loi considère spécifiquement les violences commises contre les policiers et les gendarmes. L’article 222-14-5 du Code pénal prévoit jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende lorsque les violences n’entraînent pas d’incapacité de travail supérieure à huit jours, et 7 ans et 100 000 euros lorsque l’incapacité dépasse huit jours. Les peines peuvent encore être aggravées selon les circonstances.
Être confronté à la violence fait partie du risque opérationnel du métier. Cela ne signifie pas pour autant qu’elle doit devenir une composante normale ou acceptable du quotidien des policiers et des gendarmes.




