Deux militaires de l’antenne du GIGN de Pointe-à-Pitre ont été grièvement blessés par balles samedi 10 octobre aux Abymes, en Guadeloupe. L’intervention de police judiciaire visait des individus soupçonnés de vols à main armée. L’un des gendarmes a été touché au bras, l’autre à la jambe. Leur pronostic vital n’est pas engagé. Quatre suspects ont été interpellés.
Une violence armée persistante
Au-delà de cette attaque contre des militaires d’une unité d’élite, l’épisode rappelle surtout l’ampleur de la circulation des armes dans l’archipel. Au 21 septembre, 31 homicides avaient été recensés depuis le début de l’année en Guadeloupe, dont 27 commis avec une arme à feu. Les autorités judiciaires alertent également sur l’apparition d’armes de guerre dans certaines affaires.
Cette disponibilité des armes constitue désormais l’un des enjeux majeurs de sécurité publique en Guadeloupe, sur fond de trafics et de criminalité organisée.
Nous adressons nos pensées aux deux militaires du GIGN blessés lors de cette intervention et leur souhaitons un prompt et complet rétablissement.




