L’ampleur des dégâts ne permet pas d’identifier les pirates. Elle ne prouve pas non plus qu’un État a commandité l’attaque.
Plusieurs pistes à examiner
Vandalisme numérique, recherche d’un gain financier, action militante ou volonté de déstabilisation sont des scénarios envisageables. Des pirates agissant par opportunisme ne doivent pas être écartés au seul motif que les pertes sont considérables.
Une piste russe ou iranienne peut aussi être examinée. Elle ne doit pas être privilégiée sur la seule base du contexte international. Il faut distinguer une opération commanditée par un État de l’action d’un groupe favorable à ce pays, mais agissant de sa propre initiative.
Même une absence de demande de rançon ne démontrerait pas une intervention étatique. Elle ne suffirait pas non plus à exclure une motivation financière.
L’enquête doit établir les faits et recouper les indices avant de désigner les responsables. Le montant des pertes dit la gravité de l’attaque, pas l’identité de ses auteurs.




