Les manifestations du 17 octobre ont révélé les limites des capacités d’anticipation des services de renseignement français.
La Direction nationale du renseignement territorial (DNRT) et la Direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP), compétente à Paris et dans la petite couronne, semblent avoir sous-estimé l’ampleur de la mobilisation et des violences.
Un exercice particulièrement difficile
Il serait pourtant injuste de parler d’une simple défaillance. Anticiper un mouvement sans véritable organisation centrale, composé de groupes autonomes et parfois imprévisibles, relève d’un exercice extrêmement complexe.
Contrairement aux idées reçues, tout ne se prépare pas sur les réseaux sociaux. Certaines initiatives circulent dans des cercles restreints, par des contacts directs ou des canaux difficilement accessibles.
À cela s’ajoute une difficulté majeure. Distinguer les appels à manifester des intentions réelles de mobilisation.
Le renseignement ne peut pas tout prévoir. Reste une question essentielle. Comment mieux anticiper ces mobilisations sans disposer d’informations suffisamment fiables ?




