Les services de renseignement estiment à environ 5 000 le nombre de militants de l’ultragauche en France. Cette mouvance rassemble plusieurs courants, sans direction nationale commune.
Trois grandes familles
Les antifascistes, estimés à environ 2 500 militants, constituent une composante importante. Parmi les organisations connues figurent la Jeune Garde, le Groupe antifasciste Lyon et environs (GALE) et l’Action antifasciste Paris-Banlieue. Les deux premiers ont été dissous.
Les anarcho-autonomes rejettent l’autorité de l’État et le système capitaliste. Certains privilégient les occupations illégales, les sabotages et les affrontements.
Les anarchistes forment un courant historique, composé de collectifs aux orientations et méthodes diverses.
Et les black blocs ?
Contrairement à une idée répandue, les black blocs ne constituent pas une organisation. Il s’agit d’une tactique collective utilisée lors de manifestations, notamment pour préserver l’anonymat des participants et mener certaines actions.
Les effectifs précis de chaque groupe ne sont pas publics. Les 5 000 militants recensés constituent une estimation, et non un décompte exhaustif.




