Dans les années 1970, des militants autonomes participent déjà à des affrontements de rue en France, bien avant l’apparition des black blocs.
Au début des années 1980, la tactique du black bloc émerge en Allemagne de l’Ouest. Des militants se regroupent, habillés de noir et le visage masqué, pour préserver leur anonymat. Ces blocs se constituent à l’occasion des manifestations, sans organisation permanente.
En 1999, les manifestations contre le sommet de l’Organisation mondiale du commerce, à Seattle, leur donnent une visibilité internationale.
Des sommets internationaux aux cortèges français
En France, leur présence est signalée à Nice lors du sommet européen de 2000, selon le centre de recherche de la Gendarmerie.
En 2016, les manifestations contre la loi Travail marquent leur implantation dans les grandes mobilisations sociales. Le 1er mai 2018, à Paris, les autorités recensent 1 200 participants aux black blocs. Les dégradations et les affrontements illustrent l’ampleur prise par cette pratique.




