En analyse de risque, une question s’impose. Et si ? Elle oblige à envisager les scénarios difficiles et à préparer les réponses.
Et si demain, 31 octobre, les manifestations connaissaient des violences comparables à celles du 17 octobre ? Et si les soirées d’Halloween en centre-ville basculaient dans les pillages et les agressions ? Et si plusieurs quartiers sensibles dans toute la France s’embrasaient au même moment ?
Ces hypothèses ne sont pas des prévisions. Mais, leur cumul mérite pourtant d’être étudié. Des incidents simultanés et dispersés pourraient mobiliser les moyens disponibles, compliquer l’accès des secours et épuiser les personnels.
Préparer les réponses
Qui fixerait les priorités ? Quelles réserves pourraient intervenir ? Comment assurer les relèves, protéger les habitants et les commerces, partager une information fiable ?
Chaque scénario doit être évalué selon sa vraisemblance et ses conséquences. Les moyens et la coordination doivent être préparés, puis adaptés à l’évolution de la situation.
Pour anticiper le pire, il faut d’abord l’avoir imaginé. Il faut ensuite se donner les moyens d’y faire face.




