Depuis le 17 octobre, policiers et gendarmes enchaînent les manifestations hebdomadaires. Les 24 et 31 octobre, 70 000 policiers et gendarmes ont été mobilisés à chaque fois, selon le ministère de l’Intérieur. Pour le 31 octobre, la suspension de certains repos a également été annoncée.
Combien de temps ce rythme peut-il durer ? Les informations publiques disponibles ne permettent pas de fixer une échéance. La capacité à tenir dépend des relèves, du repos, des effectifs disponibles et de l’intensité des violences, tout en assurant les missions quotidiennes.
La fatigue s’accumule
Les signes d’usure sont documentés. Le 23 octobre, Le Monde rapportait des journées de treize heures dans certains services. Dès 2024, la Cour des comptes soulignait que le suremploi des forces mobiles réduisait leurs possibilités de formation et les réserves disponibles.
L’engagement des policiers et des gendarmes permet de protéger les personnes, les biens et l’exercice du droit de manifester, malgré la fatigue et les risques de blessure. Préserver leur récupération est une condition pour maintenir cet effort dans la durée.




