Avec environ 300 000 personnes autorisées à exercer une activité de sécurité privée en France, ces professionnels occupent désormais une place importante dans le dispositif global de sécurité.
Un renfort très encadré
Agents de sécurité, opérateurs de télésurveillance ou personnels chargés de grands événements peuvent surveiller des sites, contrôler des accès et signaler une situation aux forces de l’ordre. Leur champ d’action reste néanmoins strictement limité. L’article L. 613-1 du Code de la sécurité intérieure prévoit que les agents de surveillance exercent principalement à l’intérieur ou dans les limites des lieux dont ils ont la garde. Leur intervention sur la voie publique demeure exceptionnelle et soumise à autorisation préfectorale.
Ils peuvent également inspecter visuellement des bagages et, sous certaines conditions et avec le consentement des personnes, procéder à leur fouille ou à des palpations de sécurité.
Compléter, jamais remplacer
La sécurité privée peut donc filtrer, surveiller, détecter et donner l’alerte. Elle ne dispose pas pour autant des prérogatives générales de police judiciaire ou de maintien de l’ordre des policiers et des gendarmes.
Le continuum de sécurité repose précisément sur cette frontière : multiplier les acteurs capables de prévenir et de détecter une menace, sans confondre sécurité privée et puissance publique.




