L’intelligence artificielle ne crée pas forcément de nouveaux crimes. Elle permet surtout d’exécuter beaucoup plus vite, à grande échelle et avec davantage de crédibilité des escroqueries qui existaient déjà. En 2025, Europol considère son utilisation comme l’un des facteurs majeurs de transformation de la criminalité organisée.
Des escroqueries beaucoup plus crédibles
Clonage de voix, faux appels vidéo, deepfakes ou messages personnalisés permettent désormais d’imiter un dirigeant, un proche ou une personnalité publique. Europol souligne en 2025 que ces technologies facilitent notamment la fraude, l’extorsion et l’usurpation d’identité.
L’IA permet également aux criminels de produire rapidement des campagnes d’hameçonnage dans plusieurs langues et d’automatiser une partie de leurs attaques.
Une criminalité qui s’industrialise
Fin 2025, Europol a participé au démantèlement d’un réseau de fraude aux cryptomonnaies soupçonné d’avoir blanchi plus de 700 millions d’euros. L’enquête a notamment mis en évidence l’utilisation fréquente de publicités frauduleuses reposant sur des vidéos deepfake de personnalités.
La véritable rupture est donc moins l’apparition de nouveaux délits que leur industrialisation : demain, un seul escroc équipé des bons outils pourra potentiellement cibler simultanément des milliers de victimes avec des messages, des voix et des images presque entièrement fabriqués par l’IA.




