La fusillade du collège d’Aubagne met en lumière une mouvance numérique encore méconnue, la True Crime Community (TCC). Les enquêteurs soupçonnent le jeune tireur de 14 ans d’y avoir adhéré.
Une fascination pour les tueurs de masse
La TCC rassemble des communautés présentes sur les réseaux sociaux et les forums. Certains membres vouent une véritable admiration aux auteurs de massacres, notamment ceux de Columbine, aux États-Unis, en 1999.
Ces criminels deviennent des modèles. Leurs actes sont glorifiés, leurs images partagées et leurs méthodes parfois étudiées.
Une radicalisation sans frontières
La TCC n’est pas une organisation structurée ni un mouvement idéologique homogène. Elle attire notamment des adolescents et de jeunes adultes.
Si la majorité de ses membres ne passe jamais à l’acte, certains peuvent franchir le seuil de la violence, encouragés par la reconnaissance recherchée au sein de ces communautés.
L’affaire d’Aubagne pose une question majeure. Comment repérer cette fascination meurtrière avant qu’elle ne se transforme en passage à l’acte ?




