La mobilisation lycéenne et étudiante du mardi 13 octobre marque un recul de la participation par rapport au 6 octobre. Selon le bilan du ministère de l’Intérieur que vous rapportez, 165 000 personnes ont manifesté en France, contre 266 000 une semaine auparavant.
Paris et les grandes villes sous tension
À Paris, plusieurs cortèges ont traversé la capitale, notamment entre la place d’Italie et les Invalides. Des tensions et des affrontements avec les forces de l’ordre ont émaillé la journée.
À Lyon, 11 000 manifestants ont été recensés par la préfecture. Le cortège a été dispersé après des dégradations. À Marseille, 3 800 personnes ont défilé selon la police. Nantes, Strasbourg et Bordeaux ont également connu des mobilisations.
Une radicalisation préoccupante
La baisse de participation ne signifie pas nécessairement une diminution du risque sécuritaire. Les violences commises en marge de certains rassemblements illustrent cette difficulté.
À quatre jours du mouvement annoncé du 17 octobre, une question demeure. Le recul numérique des manifestations pourrait-il s’accompagner d’une montée des affrontements ?
C’est désormais l’un des principaux enjeux du maintien de l’ordre.
Crédit photo : François Lerate




