Aux États-Unis, le premier amendement de la Constitution protège le droit de manifester pacifiquement. Les autorités peuvent néanmoins imposer certaines restrictions pour préserver la sécurité publique. Contrairement à la France, il n’existe pas de doctrine nationale unique du maintien de l’ordre.
Un système très décentralisé
Les manifestations sont principalement encadrées par les polices municipales, les shérifs et les forces des États. Des agents fédéraux peuvent également intervenir dans certaines circonstances. Chaque service possède ses propres procédures, dans le respect des garanties constitutionnelles.
Des moyens coercitifs importants
En cas de troubles, les policiers peuvent mobiliser des unités antiémeutes, employer des gaz lacrymogènes, des projectiles à impact réduit ou procéder à des interpellations. Leur utilisation reste juridiquement encadrée.
Les manifestations de 2020, après la mort de George Floyd, ont relancé le débat sur la militarisation des forces de police.
La particularité américaine réside dans cette diversité des pratiques. Un même droit constitutionnel, mais des réponses policières parfois très différentes selon les territoires.




